février 2006…c’est là que commence mon histoire, du moins celle qui me lie à ce profond désir d’enfant…mais avant ça je vous propose de faire un retour en arrière, le making off de ces dernières 11 années d’amour.En août 1998, mon homme et moi avons connu le véritable coup de foudre, l’amour instantané, l’amour passion…

Le 20 avril 2002, nous nous sommes unis pour le meilleur et pour le pire…Mon homme, à cette époque avait 30 ans et nullement l’envie d’avoir des enfants, je me suis donc mariée en connaissance de cause même si j’avais dans l’idée un jour de le faire changer d’avis.

Les années passent entre travail, sorties, activités en tout genre et aucune lassitude dans notre couple, notre cocon…cependant en 2004, je décide d’arrêter la pilule car j’ai envie d’un bébé, mais mon homme non!!!Pendant des mois nous utiliserons des préservatifs pour que je ne tombe pas enceinte. Je n’avais nullement l’envie de lui faire un bébé dans le dos et un bébé est le fruit de l’amour et du désir…
En août 2005, j’emménage en Savoie car je viens de changer d’emploi et il est alors nullement question pour moi de tomber enceinte dans l’immédiat, je veux construire mon projet professionnel et comme mon chéri n’est toujours pas décidé, on va arrêter les frais pour le moment…
Le travail nous plaît et se passe super bien; la région est magnifique alors nous décidons de construire notre maison…et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule mon homme me demande officiellement d’arrêter la pilule….ses mots raisonnent encore dans ma tête…”arrêtes la pilule je veux un bébé…”, il m’a fallu une semaine pour comprendre que sa requête était formelle et j’ai donc décidé d’arrêter définitivement cette satanée pilule!!!!

A ce moment-là je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais…
Et bien dans ma tête, faire un bébé n’avait rien de compliqué et pour moi d’ici 2-3 mois l’affaire serait réglée et tout le monde content…
Au mois de mai je décide quand même de prendre rendez-vous chez un gynéco pour un suivi….et là comme je ne suis pas cliente, 1er rdv fixé pour le mois de décembre 2006…et bien ça va être long.
Et là commencent mes premiers déboires…cycle super long allant de 45 à 90 jours…pas facile de faire un bébé dans ces conditions et c’est là que j’ai compris que ça allait être un peu plus long que prévu, mais pas de soucis pour le timing je suis dans les clous (entre 6 mois et un an et demi pour tomber enceinte….moyenne nationale!).Mais à cette période pas de prise de tête, pas de câlins programmés, que du plaisir!!! Et aucune idée du fonctionnement réel de mon appareil génital…!!!! Une vraie néophyte en la matière…

Nous voilà arrivés au mois de décembre 2006 et rien ne s’est passé côté bébé…calme plat!
Après avoir déballé les dernières années de ma vie gynécologique…lol…ma gygy me dresse un 1er bilan:*dérèglement de la phase lutéale (????kesako????)
C’est pour ça qu’elle me prescrit un traitement, 1 comprimé matin et soir à prendre du 16ème au 25ème jour de mon cycle et ce pendant 6 mois, afin de régulariser mes cycles. DUPHASTON ou DUDU pour les intimes est devenu mon nouvel allié dans cette aventure.
Par contre ce qu’elle m’a imposé aussi c’est mon suivi de température tous les matins, à reporter sur une jolie courbe et ce aussi pendant 6 mois….ouais trop cool!!! surtout qu’à ce moment-là je n’avais aucune idée du pourquoi et en quoi ça pouvait m’aider à avoir un bébé.Alors je vous explique à quoi sert une courbe de température:Cela permet d’identifier à quel moment a lieu l’ovulation, c’est à dire la meilleure période pour concevoir bébé et permet aussi de pouvoir identifier un dysfonctionnement du cycle.

Ha j’oubliais…la phase lutéale est la deuxième partie du cycle menstruel chez la femme, période qui commence après l’ovulation jusqu’à l’arrivée des règles.Mais alors comment s’appelle la première période??? La phase folliculaire.
Je vous rassure, moi non plus je ne savais pas avant tout ça…
Donc après une prise de sang pour un bilan hormonal et un frottis qui se sont avérés normaux, me voilà partie avec zenitude pour cette nouvelle phase de nos essais bébé.J’étais encore à ce stade à 1000 lieux de m’imaginer que le pire était à venir…
Pour mon homme ma gygy a prescrit un spermogramme pour s’assurer qu’il ne présentait pas d’anomalie majeure.

Ce fut une grande étape à franchir pour lui et il a mis 3 mois avant de se décider, tellement peur d’apprendre que c’est de sa faute à lui si nous n’avons pas d’enfant, et pour un homme le mot “stérilité” a tendance à toucher directement leur virilité…ha ces hommes!
Au final, 20% des spermatozoïdes sont normaux juste à la limite mais il y a largement de quoi faire pour féconder mes ovules.
Nous sommes en mai 2007, voilà 6 mois que DUDU me suit chaque mois et au premier abord, DUDU a fait son effet, puis mes cycles se sont régularisés, durée entre 28 et 32 jours…je suis super heureuse.
Cependant en analysant mes courbes de température, ma gygy m’annonce que j’ai des cycles anovulatoires…dans ma tête je fais vite le calcul:
pas d’ovulation = pas de bébé…
Mais ma gygy est très positive et me propose de faire une stimulation ovarienne pour déclencher chimiquement une ovulation, avec un contrôle échographique en milieu de cycle. C’est un traitement à prendre du 3ème au 7ème jour du cycle.Je ne m’inquiète pas, c’est sur que ça fait plus d’un an, mais jusqu’à maintenant je prends les choses sereinement, sans vouloir précipiter les choses.
Alors CLOMID, CLOCLO pour les intimes (pas le chanteur on est bien d’accord!!!) s’est joint à DUDU pour m’aider à accomplir cette envie de bébé qui s’affirme de jour en jour. Tels des mousquetaires nous abordons ce nouveau cycle, vaillants et volontaires.
CLOCLO à la stimulation, DUDU à la régulation et MOI à la coordination de tout cela…
juin 2007, premier mois sous stimulation ovarienne, à J12 rendez-vous chez ma gygy pour un contrôle de l’ovulation par échographie vaginale.Résultat très positif, je réponds bien au traitement et un follicule a bien grossi….on peut augmenter la fréquence des câlins car l’ovulation est imminente.
Le follicule est la poche qui contient l’ovule (ou ovocyte) et qui le libère au moment de l’ovulation.
3 semaines après l’ovulation, j’ai ressenti de vives douleurs aux seins et j’avais très faim mais chaque fois que je mangeais le dégoût m’envahissait et je vomissais. J’avais le pressentiment d’être enceinte mais comme j’étais en déplacement avec mon travail et que je venais de faire 3000 km en voiture, j’ai acheté un test de grossesse pour le faire le matin-même où je rentrais chez moi.j’ai fait le test le vendredi 20 juillet 2007 (jour de ma fête par la même occasion)et qu’est-ce que j’ai vu???

J’ai eu des doutes au départ car pas très prononcé ce +, je l’ai gardé toute la journée et regardé 50 000 fois pour m’assurer que le trait était bel et bien là, et le soir je l’ai montré à mon homme et il m’a confirmé qu’il voyait bien le trait positif aussi…quelle joie immense, ça y est enfin je suis enceinte…le bonheur immense m’envahit et nous ne sommes plus 2 mais 3.

dans les jours qui ont suivi, mon état s’est maintenu entre tiraillements du bas ventre, vomissements, les pauses pipi et j’ai téléphoné à ma gygy pour savoir si je devais faire une prise de sang pour confirmer ma grossesse et à ma surprise elle m’a dit que ce n’était pas nécessaire (jamais croire le gygy et toujours demander une prise de sang) et j’ai donc programmé toutes mes visites et mes échos.1ère écho prévue le 8 août
Bébé tu remplis déjà mon cœur d’amour….

Le 27 juillet 2007 nous prenons la route en direction de Besançon où nous devons rejoindre des amis qui vont célébrer leur mariage.

Je suis toute excitée car c’est l’occasion d’annoncer à mes copines la bonne et heureuse nouvelle.Le mariage se passe super bien, la soirée aussi et j’en profite même pour danser un peu mais d’un coup je suis prise d’un point de côté intense à droite, qui ne passe pas.
À minuit je vais aux toilettes et en m’essuyant je vois des traces marrons…je pense tout de suite à une fausse couche…je suis en train de perdre mon bébé….les larmes me montent et je commence à trembler. Je sors et vais rejoindre mon amie pour lui dire. Elle vient aussitôt avec moi et tente désespérément de me rassurer en me disant que parfois en début de grossesse cela arrive…elle téléphone même à une amie médecin qui lui confirme qu’il ne faut pas paniquer et me conseille d’aller me reposer et que si le lendemain les pertes continuent d’aller aux urgences gynécologiques.

J’ai dit à la mariée que j’étais fatiguée et que je préférais rentrer et je me souviens de sa phrase :”tu as raison car s’il arrivait quelque chose à ton bébé je m’en voudrais…”.Le lendemain, les pertes étaient toujours là donc avec mon homme on a pris la direction des urgences gynécologiques de l’hôpital de Besançon. Ils m’ont fait une échographie…mais mon bébé ne vivait plus, son cœur ne battait pas…mon bébé est mort et ce depuis certainement plusieurs jours.

Je suis sortie des urgences en m’écroulant littéralement dans les bras de mon homme, je n’arrivais plus à parler ni à m’arrêter de pleurer. La tristesse à vider ma tête de tout…je me sens vide, je veux me réveiller de ce cauchemar.Moi aussi je suis morte ce jour-là, du moins une partie de moi a été définitivement détruite…

Et le comble de tout cela c’est qu’à l’église, pendant le mariage j’ai demandé à Dieu de prendre soin de moi et de mon bébé; Depuis ce jour-là je ne prie plus, j’évite les églises un maximum car je lui en veux à Dieu…
Le lundi 30 juillet je reprends la route de la Savoie avec l’obligation de faire des prises de sang à 48h d’intervalle pour contrôler mon taux de béta-HCG.
lundi 30 juillet: taux à 194
mercredi 1er août: taux à 134
mardi 7 août: taux à 5.
Le mardi 31 juillet, j’ai appelé ma gygy pour annuler tous mes rendez-vous, sauf celui du 8 août pour un contrôle, jour où je devais rencontrer mon bébé pour la première fois, quelle ironie !!!
L’ironie du sort en toutes circonstances, manière la plus incestueuse d’enfoncer encore plus profond le poignard que j’ai dans le cœur…
Ce qui est dur c’est que je voulais que mes saignements s’arrêtent pour arrêter de penser à mon bébé…mais le vice de tout cela c’est que ça dure 15 jours, pour bien que tu t’imprègnes de la douleur de cette perte.
Le 8 août je saignais encore alors il a fallu que j’y retourne une semaine après…et oui encore!
“C’est bon Madame il ne reste rien…” et j’ai pensé : “de toute façon je ne suis plus rien …”
Ma gygy m’a boosté à recommencer très vite, fin août je reprenais DUDU pour redémarrer un nouveau cycle sous stimulation…mais rien ne sera jamais plus pareil!!!
“Allez tu verras tu vas vite retomber enceinte”
“Ce n’est grave tu sais, ça arrive souvent et maintenant que ton corps est préparé…”
“C’est ridicule de te mettre dans un état pareil, tu sais il y a des choses bien pires qui arrivent…”
“mais ce n’est rien tu es jeune, tu as bien le temps de retomber enceinte…”
Juste un infime aperçu des phrases dont l’impact psychologique n’est pas mesuré par les gens qui les prononcent…une façon bien détournée de te faire comprendre que c’est du “grand n’importe quoi” et qu’il faut vite se ressaisir,… et surtout c’est une façon très subtile d’esquiver la conversation…débrouilles-toi maintenant avec ta CULPABILITE

Ils ont fini par m’en persuader que ce qui s’est passé n’est rien qu’un évènement banal…alors je me suis jetée à corps perdu dans le travail.Objectif: occuper mon esprit à tout autre chose que ma profonde tristesse, je dois être heureuse aux yeux de tous.
Par ailleurs je suis persuadée que je vais vite retomber enceinte, alors à fond les traitements, les câlins programmés et les échecs répétés.
Je viens de mettre le doigt dans un engrenage d’autodestruction…je me meurs un peu plus à chaque “ECHEC”.
En septembre nous emménageons dans notre nouvelle maison, alors je suis très occupée même quand je quitte mon travail…tiens la chambre en face de la notre, c’est la chambre du bébé… d’ailleurs à ce jour c’est la seule pièce qui n’est pas aménagée…
Arrive fin novembre 2007, j’en ai marre de prendre tous ces traitements alors je décide de tout arrêter…tout arrêter sauf d’espérer d’avoir un bébé c’est l’occasion pour moi de faire un break (ouais c’est ça, c’est beau les mots!)

Les mois passent et j’ai l’impression que je vais bien, que je “gère” la situation, que les gens ont oublié que nous essayons d’avoir un enfant…personne n’en parle et moi je n’ose pas, et oui pourquoi vouloir reparler d’une chose si “ridicule”…
Même mon homme ne veut pas aborder le sujet avec moi, ni parler de ce bébé que nous avons perdu alors je me mure dans un mutisme et je pleure le soir, seule dans mon lit…il ne s’en rend même pas compte.
Je me sens seule, vidée, triste…j’ai froid dedans! Et ce grand sentiment de vide s’accompagne de cauchemars terribles (je rêve que je noie mon bébé, que je l’étouffe, que je l’entends pleurer dans la forêt mais que je ne le trouve pas…).
C’est de ma faute si je l’ai perdu…

D’un coup la tristesse et le mal-être que j’ai refoulé ces derniers mois m’envahit…je craque, je ne peux plus faire semblant…Mon désir d’enfant s’est transformé en obsession !!!

Mon bébé, mon ange, mon cœur Je n’arrive pas à t’oublier, je te pleure encore et ne sais pas comment faire mon deuil…je suis désemparée.
Comment se soigner de cette profonde blessure, je ne cicatrise pas et mon cœur saigne…Je n’ai plus envie de rien, j’ai définitivement perdu ce sourire qui n’était qu’une façade. Je pleure, des litres et des litres de larmes…et toujours ce silence !!! Je suffoque…
La communication avec mon homme est rompue…il ne me comprend pas, ne me soutient pas, ne m’écoute pas…je m’enfonce encore et encore…Mon esprit est torturé et assailli de questions :« Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? C’est de ma faute ! Je suis nulle ! Je ne suis même pas capable de porter un enfant !… »Des questions et remarques qui tournent en boucle dans ma tête sans jamais trouver de réponses ou d’explications…

Je deviens l’ombre de moi-même…personne ne s’en rend compte et on me laisse partir à la dérive. A ce moment je préfèrerais être morte…ce serait tellement plus simple !!!

Et Ironie du sort une fois de plus, je suis entourée que de femmes enceintes…je vois des bébés partout…dans la rue, à la télé…comment me faire encore plus de mal que je ne souffre déjà? Comment pourrais-je en supporter davantage? Jusqu’où vont mes limites ?
Voilà 2 ans que j’essaie…je suis sortie de la norme…qu’est-ce qui se passe? Pourquoi ça ne marche pas?La solution: un nouvel enfant…Il serait ma bouée de sauvetage, ma raison d’être, mon oxygène…
ATTENTION DANGER !!!
Comment j’ose espérer qu’un nouveau bébé serait la solution à mon mal-être, comment puis-je assumer un bébé dans un tel état d’esprit…
A l’époque je n’avais pas une vision et une compréhension aussi claire de mon mal-être qu’aujourd’hui…
Février, je n’en peux plus de ce silence…alors j’entame des recherches sur le net et cherche un peu de réconfort auprès de témoignages d’autres femmes qui ont connu la même souffrance et je me suis même inscrite sur un forum… « La femme enceinte »…vous remarquez à quel point le masochisme vous pousse à faire certains choix.

A première vue, je ne voyais pas bien l’intérêt de partager la grossesse et la joie des autres…puis j’ai sympathisé avec des membres, j’ai parlé et participé plus régulièrement et me suis confiée aussi souvent…C’était la première fois que je pouvais parler de ma tristesse, de ma fausse couche sans jugement…

Ce forum m’a permis de ne pas sombrer définitivement…le forum c’est sur mais son admin aussi…Elle est devenue mon amie au train des confidences, ce forum a été mon fil d’Ariane pour ne pas me perdre en chemin…mais le chemin que je suis est tellement difficile et semé d’embûches…
Ma volonté d’avancer oscille et vacille souvent…
mars 2008…mon bébé devrait être né…et comme je m’étais inscrite sur des sites, j’ai reçu des mails et des courriers pour me rappeler la naissance de mon bébé…j’ai mal, je pleure…je veux un bébé!!!
JE VEUX MON BEBE !!!!

Mon dicton préféré: “quand on veut, on peut!!!” alors c’est décidé je vais tout faire pour retomber enceinte, sans stimulation, avec mes méthodes à moi…24h/24…ma tête n’a qu’une idée” tomber enceinte”…j’ai tout testé: les tests d’ovulation, la prise de température, l’analyse de ma glaire…je programmais les câlins…
Câlin=fécondation…
Je n’avais plus de plaisir, ni de désir sexuel…mon homme était devenu un simple géniteur à mes yeux…je me comportais avec lui telle une mante religieuse!!! Une castratrice en puissance…

Mon cycle menstruel était devenu…..
ANALYSE + PROGRAMMATION + PROCREATION
puis attente et quelle attente!!!Le psychotage obsessionnel…”je suis enceinte? Peut-être pas? Oui mais si je suis enceinte je vais le perdre….”
Je n’ai jamais été aussi à l’écoute de mon corps pour détecter les symptômes de grossesse.Je les connaissais tous par cœur, d’ailleurs je les ai tous eu…symptômes psychosomatiques: mon corps me montre ce que je veux voir!!! Alors j’y crois….mes règles ne viennent pas! Je fais un test………réponse : NEGATIF!!! La grosse claque, les pleurs et comme par magie les règles tant redoutées arrivent pour te ramener à la réalité.

Tous les mois, c’était le même scénario…j’ai fait tous les tests existants sur le marché et tous négatifs!!! Une fois j’ai même été faire une prise de sang malgré mes règles car j’étais persuadée d’être enceinte…DOUBLE SANCTION!!! La lecture du compte-rendu fait encore plus de mal….j’ai des aiguilles plantées dans le cœur!!!
Chaque réponse négative était vécue comme un échec…car ce bébé est “le bébé de la réussite”.J’ai l’habitude de tout maîtriser: ma réussite professionnelle, ma réussite sentimentale et tomber enceinte ferait de moi une femme accomplie.
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Ce bébé je l’avais planifié, mais malheureusement j’avais déjà tout et trop bien planifié (quand, comment…sa naissance, sa chambre, son avenir…)et je ne voulais pas accepter le fait que dans ce domaine je n’avais aucun contrôle…
Je vis mal chaque annonce de grossesse, telle une injustice…je pleure pendant 2 jours pour digérer la nouvelle et après je me déteste de par mon comportement, ma jalousie…je me dégoûte moi-même…

Les mois passent et les gens ne me demandent toujours pas comment je vais, où j’en suis…les gens me font des cachoteries en m’annonçant tardivement leur grossesse et ça c’est encore pire…je me sens trahie à ce moment là.
Je ne suis plus en phase avec les gens…ni mon homme d’ailleurs, on s’éloigne de plus en plus…je sens que je le perds et ça m’accable encore plus.
J’ai le sentiment de tout perdre, que le néant prend de plus en plus de place autour de moi. Je me sens incomprise de tous, je me replie de plus en plus sur moi. Je ne sors plus, ne téléphone plus à mes amies, je reste chez moi enfermée à la maison avec ma télé et mon canapé. Même à la maison je n’ai plus envie de rien…ni cuisiner, ni jardiner, ni faire le ménage ni le repassage…
je me laisse aller, je suis bonne à rien de toute façon, je ne suis bonne qu’à pleurer….
Je n’en peux plus de livrer ce combat seule…un enfant ça se fait à deux et là je n’ai vraiment plus la force de porter mon couple; J’ai le sentiment que mon homme ne souffre pas de cette situation…jamais il ne m’a exprimé sa tristesse pour la perte de notre bébé.

D’autant que c’est l’anniversaire de ma fausse couche…1 an déjà! Quel triste anniversaire…période où les cauchemars se sont intensifiés, augmentant encore plus la culpabilité que j’éprouve… Je veux le voir pleurer, j’ai besoin qu’il s’exprime sur ses sentiments…j’ai besoin de toi…JE T’AIME.Alors je craque comme jamais… je lui propose même de me quitter pour construire sa vie avec une autre femme car peut-être que jamais je ne pourrai lui donner d’enfant.

Je l’ai poussé dans ses retranchements les plus profonds pour qu’il puisse lui aussi se lâcher…et j’ai compris que je n’étais pas seule mais maintenant on était vraiment 2…C’est à ce moment-là que j’ai découvert mon homme sous un autre jour…il est fort et cette fois il est indéniablement plus fort que moi …il va me porter maintenant, me soulager, m’écouter, me donner son épaule pour pleurer, être plus attentionné…
L’anniversaire est passé…je me sens prête à tourner la page et à essayer de faire mon deuil…je décide même de retourner voir ma gynéco pour recommencer les traitements, chose que je fais dès le mois d’août. Nouveau bilan hormonal pour moi et Test post-coïtal qui ne s’avère pas très bon…La glaire cervicale est de très mauvaise qualité et les spermatozoïdes meurent sur place…alors nouveau traitement pour liquéfier ma glaire
PROVAMES…et oui jamais 2 sans 3

Et de nouveau TPC qui cette fois est normal. Ma dose de CLOMID est doublée car mes ovaires répondent de moins en moins bien à la stimulation.
Nous revoilà partis pour un nouvel épisode d’essais bébé…

Nous sommes début novembre…j’ai 9 jours de retard…j’ai quelques symptômes assez typiques mais je me dis que c’est surement encore ma tête qui me joue des tours.je décide de faire un test pipi…mais en m’essuyant plein de sang…j’ai mes règles!!!Je jette le test sans même le regarder…je pars en pleurs dans mon lit, j’ai plein de spasmes…mon homme le récupère plus tard et le regarde et il me dit “il y a un trait”….très très clair

Je téléphone à ma gynéco pour prendre un rdv en urgence en lui expliquant mon cas.
Au rdv, à l’auscultation quand elle a vu tout le sang, elle m’a dit “effectivement vous étiez certainement enceinte mais il ne faut plus espérer…”.
J’ai eu mal encore, je me disais “ça y est ça recommence!!!!” mais ça ne m’a pas crevé le cœur comme la 1ère fois car je n’avais pas eu le temps de me faire à l’idée que j’étais enceinte.
Mais vu mes antécédents de souffrance psychologique…j’ai sombré

Mais cette fois je n’étais pas seule, mon homme m’a tendu la main…Il m’a réconforté, rassuré sur son Amour et surtout m’a fait comprendre j’étais en pleine dépression depuis la perte de notre bébé…”Tu ne vois pas que ça ne va pas…tu n’as envie de rien, tu te laisses aller, tu pleures tout le temps….je ne sais pas quoi faire…”

Cela a été pour moi l’électrochoc…oui c’est vrai, il a raison, c’est à cause de moi si notre couple ne fonctionne plus comme avant…je vis avec un bébé fantôme à la maison, qui m’empêche d’avancer!!!

STOOOOOOOOOOOOOOOOOOP!!!!!
Ça fait trop longtemps que ça dure, il faut que cela cesse…je décide alors d’aller voir un psy, il le faut…je le dois pour moi, pour lui, pour nous…je veux arrêter de souffrir!!!
Par ailleurs ma gynéco me prescrit une hystérosalpingographie, c’est un examen qui permet de voir si les trompes ne sont pas bouchées…résultat: la tuyauterie est comme neuve!!!
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À cette annonce elle me dit aussi qu’elle ne comprend pas et tout ça dépasse ses compétences et que ça fait trop longtemps maintenant;Elle me met donc en relation avec le centre de PMA (Procréation Médicalement Assistée) de Grenoble pour tenter une insémination…
Rien ne va plus alors mi-novembre je rencontre ma psy pour la 1ère fois.
Je lui explique la raison de ma venue tout en pleurant…évidemment à chaque que je me mets à parler de bébé je finis en larme car je ne maîtrise pas mes émotions.

Elle me demande mon objectif….”je veux arrêter de penser à ce bébé” et là elle me dit « je vous arrête tout de suite, on arrivera jamais à atteindre cet objectif… »
Et là j’ai ressenti comme un grand courant d’air…mais très vite elle m’a expliqué que pour penser moins à ce bébé il fallait changer mon environnement. Je devais construire de nouveaux projets pour éviter de focaliser sur le bébé.
Le 2ème objectif consiste à travailler à la reconquête de mon homme et casser ce cercle vicieux dans lequel on s’est plongé.Alors voici ce que j’ai mis en œuvre pendant quelques mois :
*me remettre au sport
*me remettre à cuisiner de bons petits plats
*me mettre au régime
*passer plus de temps avec mon homme
*dire franchement à mes amis ce que je pensais de leur comportement vis-à-vis de moi
* ne plus faire de câlin pendant l’ovulation mais en dehors afin de retrouver le désir sexuel spontané…
*prendre de nouveau soin de moi en m’habillant, en me maquillant…
*sortir le plus souvent de la maison pour tuer l’ennui

Difficile de lutter contre ses démons, mais le combat en vaut la peine et je dois bien dire que ça m’a réussi, j’ai retrouvé le dynamisme perdu, j’ai perdu 15 kilos et ça va beaucoup mieux avec mon homme, nous avons retrouvé le chemin de la communication et surtout….j’ai arrêté de penser obsessionnellement à ce bébé.J’ai donc retrouvé des forces mentales pour entrer dans un protocole de PMA.

1errdv à Grenoble au centre de PMA.
C’était un rdv de couple et le médecin nous a gardés 2 heures pour nous écouter, poser des questions sur notre parcours, regarder tous les résultats des anciens examens et nous expliquer comment se passe une insémination.
Et oui nous sommes effectivement candidats à l’IAC (Insémination Artificielle avec le sperme du Conjoint), d’après mes cycles anovulatoires et une dystrophie ovarienne (ovaires trop gros d’après les échos)je suis stérile stade 2….peu de chance pour moi de tomber enceinte spontanément.
Glups…le mot “STRERILE” a été prononcé…pas facile à entendre mais je sais que maintenant je vais être suivie médicalement.
Nous avons tout un dossier administratif à remplir pour une demande de prise en charge à 100% par la sécu, des justificatifs divers à donner et surtout une batterie d’examen à faire.
1-Celui-ci s’appelle une réserve ovarienne, rien que pour moi…chouette
2- pour moi (oui encore lol!!!)
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examen bactériologique des sécrétions vaginales
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sérologie
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antigène
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hépathite C
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CMV
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syphilis
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agglutinines irrégulières
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groupe sanguin + rhésus
3- pour mon homme:
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spermogramme
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spermocytogramme
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spermoculture
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test de survie et analyse de mouvement des spermatozoïdes
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recherche anticorps
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sérologie
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antigène
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Hépatite C
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CMV
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syphilis

tous ces examens sont obligatoires pour pouvoir rentrer dans le protocole.
De plus 2 fausses couches à mon actif, alors je dois passer un BILAN DE THROMBOPHILIE qui consiste à détecter une anomalie génétique, ou un problème de coagulation qui empêcherait le fœtus de se développer.
De plus, mon homme et moi devons faire un caryotype sanguin, qui consiste à voir si nos chromosomes sont compatibles.
Nous devons retourner le voir dès que nous aurons tous les résultats.

Ça y est j’arrivais enfin à remonter la pente…mais le répit aura été de courte durée.
J’apprends le soir de mes 30 ans pourquoi depuis quelques mois je n’ai plus de nouvelles, ni de réponses à mes mails et coups de téléphone d’un de mes oncle et ma tante.
Pourquoi ? Parce que je suis qu’une égoïste et jalouse fille….

Pour quelles raisons ? Parce que, l’été dernier lors du mariage de mon oncle, ma cousine a annoncé qu’elle était enceinte de 3 mois…et ma réaction a été d’aller la féliciter mais après je n’ai pu contenir mes larmes en me cachant dans un coin…
Voilà comment les gens qui ne comprennent rien à ma douleur et interprète mes larmes…

Je suis anéantie une fois de plus…Je n’ai pas d’enfant, mais en plus je crée des problèmes à mon entourage…tout ça parce que je n’ai pas de gosse !!!Je m’en veux une fois de plus de n’avoir pu contenir mes émotions…je suis très triste !!!mais je n’ai pas le courage de me confronter à eux de suite, je ne me sens pas assez forte…pas encore !

Début mai, je décide de leur écrire une lettre (5 pages), sur lesquelles je dévoile toute mon intimité, me mets à nu. En fait je me justifie du pourquoi je n’ai pas d’enfant et pourquoi je souffre…

Suite à cette lettre, au lieu de me téléphoner ou de m’écrire, ils ont donné un ultimatum au reste de la famille en me traitant d’emmerdeuse de fous la merde, « c’est eux ou mes parents et moi »…Et le reste de la famille a choisi car très peu était au courant de ma démarche et m’ont défendu.
Pour moi aussi le choix s’impose, c’est fini de tout encaisser alors je raye de ma liste tous les parasites qui me nuisent et qui m’empêchent d’avancer dans cette quête du bonheur.

Je tourne une nouvelle page…je me sens plus légère !J’aurais au moins tenter de faire quelquechose mais si ça en est arrivé là ce n’est pas de ma faute c’est la connerie des gens qui est en cause !!!
Nous sommes le week-end de Pâques, nous avons déjà eu pas mal de résultats qui s’avèrent déjà ne pas être génialissimes :
*hormonalement je suis en pré-ménopause, donc une stimulation ovarienne s’impose sinon pas d’ovulation spontanée
*Le spermogramme de mon homme a baissé et nous ne sommes plus qu’à 17% de spermatozoïdes normaux
*au niveau des caryotypes sanguins, il s’avère que mon homme a une anomalie (du moins une forme de chromosome atypique mais qui d’après le médecin n’aura aucune incidence sur la descendance)
Mais ce vendredi je reçois les résultats de mon analyse génétique, confiante j’ouvre la lettre et je lis :« au total une anomalie trouvée qui est un polymorphisme homozygote en position 677 sur le gène de la MTHFR (génotype 677 TT). Comme vous le savez ce polymorphisme a été associé à des baisses de fécondité et peut avérer une stérilité »…


Je fonds en larmes en lisant ces mots et je dis à mon homme « tu vois que c’est de ma faute…je suis vraiment nulle ».Mon homme aussi pleure…Pour moi c’était fini, je n’avais aucune chance de tomber enceinte…et mon homme m’a réconforté et il m’a dit « et bien si on ne peut pas avoir de bébé alors on adoptera…l’essentiel c’est que l’on s’aime ».
Oui il a raison une fois de plus, l’essentiel c’est qu’on s’aime et croyez-moi il en faut beaucoup d’amour pour traverser cette tempête.
C’est aujourd’hui que nous avons rdv pour débriefer sur nos résultats d’examen. Tous 2 nous avons le cœur serré, mal au ventre, la boule à la gorge…
dans un premier temps il nous rassure sur les résultats, mon anomalie génétique explique mes fausses couches antérieures, il me dit même que j’ai dû en faire certainement beaucoup plus ; Mon anomalie agit directement sur l’implantation de l’embryon dans l’utérus…
Il me dit que je n’ai certainement aucun problème pour tomber enceinte sous stimulation alors il me propose les traitements d’une insémination mais au lieu de l’inséminationn des câlins programmés sur une période de 6 mois…et là je pleure…le médecin me demande pourquoi, alors je lui explique que nous avons déjà donné dans les câlins programmés et qu’on se bat depuis plusieurs mois pour retrouver une sexualité normale…Mon homme aussi se met à pleurer, lui aussi en a souffert, alors NON ! Je lui dis :
« Quitte à faire un bébé sans plaisir je préfère que la médecine se charge de tout de A à Z… »

Le médecin m’entend et me dit que mon discours est très équilibré, me demande si je travaille sur le côté émotionnel, alors oui je confirme…et là il nous propose d’attaquer le protocole d’insémination dès le cycle prochain !!!!
Que de soulagement !!!On repart chez nous le cœur léger, plein d’ordonnance à la main et surtout regonflés à bloc et plein d’espoir pour cette nouvelle aventure !!!

le 4 juin 2009, j’ai mes vilaines…cette fois elles étaient vraiment attendues!!!
Je téléphone donc à mon centre de PMA et j’ai le feu vert pour démarrer les piqûres hormonales de PUREGON dès le samedi soir. Dosage fixé à 50 unités.

Je me pique moi-même dans le ventre tous les soirs à 20h…
1ère injection le samedi 6 juin 2009, à Tours pendant l’enterrement de vie de jeune fille de ma cousine. C’est elle qui me l’a faite en m’expliquant bien comment faire, elle est aide-soignate alors ça aide…
j’espère de tout mon coeur qu’elle me portera chance…
Le puregon va stimuler mes ovaires pour avoir de beaux follicules pour l’insémination.
Ce n’est pas trop contraignant hormis le fait que ça provoque des sautes d’humeur…c’est ça les hormones!!!
lundi 15 juin: 1er contrôle
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écho: 5 follicules à droite taille maxi des folliclules 7,9mm et 6 follicules à gauche, maxi 8,7 mm. endomètre à 4 mm
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pds: hormones toujours en phase folliculaire (oestradiol à 46,7 ng/l-L.H. 5,6 ui/l-progestérone 0,4ng/l)
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le centre AMP m’indique la procédure à suivre: je passe à 75 unités de puregon et prochain contrôle mercredi.
Mercredi 17 juin: 2ème contrôle
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écho: 10 follicules à droite, 12 à gauche mais toujours inférieur à 9mm.endomètre 7,9mm
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pds:oestradiol à 48, L.H à 6,3progestérone à 0,3.
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le centre AMP m’indique la procédure à suivre:je passe à 150 unités et contrôle de nouveau vendredi.
Vendredi 19 juin: 3ème contrôle
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écho:une vingtaine de follicules sur chaque ovaire mais taille toujours inférieur à 10 mm. endomètre à 6,9mm
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pds:oestradiol à 115- L.H à 3,3- progestérone à 0,5
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le centre AMP m’indique la marche à suivre:on continue tout le week-end à 150 unités de puregon et contrôle lundi prochain.
A ce moment-là j’ai très peur que ça ne fonctionne pas ou que ça tombe le dimanche…
lundi 22 juin: 4ème contrôle
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écho:à droite 2 follicules mesurés à 17 et 14mm, à gauche 2 follicules à 19 et 14mm. endomètre à 12mm.
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pds:oestradiol à 368-L.H à 9,4-progestérone à 0,5….ça y est je suis dans mon pic ovulatoire
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le centre de PMA me dit que je peux faire ma piqûre d’Ovitrelle cette nuit à 1h du matin…je suis toute excitée, tellement heureuse!

l’ovitrelle permet de déclencher l’ovulation et l’insémination se fait 36h après…
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impossible de dormir le soir et mon homme m’a tenu compagnie jusqu’à 1h du mat. Nous avons donc rdv à Grenoble à la clinique à 13h le mercredi, mais mon homme a rdv lui à 8h30 pour donner son sperme.
Mercredi 24 juin: le jour J
nous avons rdv au labo à 8h30, mon chéri doit donner son sperme pour qu’ils puissent le préparer. Seuls 14 millions sont actifs et le concentré aura environ 10 millions de spermatozoïdes.
à 13h, nous avons rdv à la clinique pour l’insémination. Nous avons attendons 2h3à avant que ça se fasse…mon homme a pu assister à l’intervention.

ça parait indolore comme ça mais ça n’a pas été le cas, en effet des pinces sont mises sur le col de l’utérus et le cathéter avait du mal à passer, alors ça a été douloureux quelques jours.
je n’ai pas eu d’arrêt de travail mais j’ai posé des jours de congés pour me reposer et optimiser mes chances.
Ensuite dès le lendemain de l’insémination, il faut mettre des capsules de progestérone matin et soir par voie vaginale pour optimiser les chances d’accroche d’éventuels embryons.
puis il faut attendre 15 jours avant d’aller passer une prise de sang…
Mercredi 8 juillet 2009: le jour du verdict
J’ai fait ma pds à 7h50, j’ai appelé le labo à 14h30 pour m’entendre dire que c’est négatif…je suis triste…une fois de plus ça n’a pas marché…

J’ai appelé mon centre de PMA et ils me proposent de recommencer la stimulation dès le cycle prochain…alors je vais attendre mes règles!!!
Je redoute les coups de fils que je vais recevoir ce soir pour me demander ce qu’il en est…mais bon je vais respirer très fort et profondément et tout se passera bien! Je redoute aussi de l’annoncer à mon homme quand je rentrerai du travail, lui aussi va être très déçu…
J’ai eu du mal à affronter le regard de désolement des autres, ça m’a mis mal à l’aise…mais le pire a été de voir la tristesse dans les yeux de mon homme…c’est dur de rendre tout le monde triste, mes amis, ma mère, mes frères…l’amour de ma vie!
ce nouvel échec enfonce encore un peu plus le clou de ma culpabilité!!!même si je ne maîtrise pas ce qui se passe dans mon corps, c’est sur moi que repose l’épée d’Amoclès…
Je veux vite recommencer pour ne pas tomber…
Après l’arrêt d’UTROGESTAN, les vilaines ne se sont pas faites attendre…samedi 11 juillet elles sont de retour et m’annoncent le début d’un nouvel espoir!!!
Lundi 13 juillet:
je recommence les piqûres de Puregon, à 20h avec 75 unités…tous les soirs juqu’au 1er contrôle qui sera lundi 20 juillet!!!
Les jours passent, la fatigue s’intensifie, les nausées et les vertiges aussi…mes ovaires me font mal et j’ai même eu quelques saignements, mais rien de méchant.
Ma tête, ELLE, ne suit pas…j’ai le sentiment que tout va trop vite pour cette deuxième tentative…je n’ai pas eu assez de temps pour me remettre de ma déception, c’est comme si je n’étais pas prête…mais ce qui est contradictoire c’est que je suis vraiment heureuse d’avoir pu recommencer aussi vite pour ne pas être attristée et cogiter sans cesse.
Les traitements sont lourds…je ne me vois pas enchaîner comme ça encore et encore, sinon c’est mon corps qui va lâcher…je vis cette 2ème tentative avec beaucoup plus de réserves, de craintes quant à mes chances de réussite…la fatigue ne m’aide pas à être 100% positive….il y a même des jours où je me dis à quoi bon de faire tout ça??? Une fois de plus ma motivation et mon espérance oscillent jour après jour…

Lundi 20 juillet 2009:
Aujourd’hui c’est ma fête

mais c’est aussi une date anniversaire à mes yeux…il y a 2 ans (oui 2 ans déjà….)que j’apprenais que j’étais enceinte…j’y pense avec un petit pincement au coeur, car depuis 2 ans il n’y a toujours rien qui se passe…
mais aujourd’hui c’est aussi mon 1er contrôle:
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oestradiol: 63 ng/l
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L.H:4,6 ui/l
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progestérone: 0,4 ng/ml
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écho: une vingtaine de follicules à l’OD dont 2 maxi à 9mm et une vingtaine à l’OG dont 1 à 8,5mm. endomètre à 5mm.
ce qui signifie que mon corps répond mieux au traitement que la dernière fois…mon centre me préconise de continuer à ce dosage jusqu’au prochain contrôle qui aura lieu mercredi.
mercredi 22 juillet:
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oestradiol: 74 ng/l
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L.H: 2,8 ui/l
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progestérone: 0,2 ng/ml
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écho: toujpours une vingtaine de follicules à gauche comme à droite.6 à gauche prédominants de taille allant de 4,1 à 7,3mm et 6 à droite allant de 4 à 10,8mm
toujours pas d’ovulation en vue, alors je continue les piqûres en augmentant la dose à 100 unités et prochain monitorage vendredi…j’ai peur que l’ovulation tombe dimanche et que tout soit foutu…
vendredi 24 juillet:
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oestradiol: 87 ng/l
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L.H: 3,8 ui/l
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progestérone: 0,2 ng/ml
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endomètre à 7,2mm, légère diminution du nombre de follicules tant à gauche qu’à droite. Une douzaine de follicules sur chaque ovaire. à droite 2 follicules à 14,8mm et 11mm.à gauche maxi 7,8mm.
La PMA me dit de continuer le dosage ce soir à 100 unités mais de retourner faire un contrôle le lendemain….pfffff j’en ai marre de cette attente, mes bras sont couverts de bleus…
samedi 25 juillet:
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oestradiol à 104
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L.H à 3,5
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progestérone à 0,3
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endomètre à 10mm, 2follicules à droite à 17 et 14mm et à gauche tous inférieurs à 8mm.
le gynécologue m’appelle en personne, je lui transmets les résultats par téléphone et me dit que le déclenchement est pour aujourd’hui…..le soulagement!!!!la délivrance…
samedi soir à 23h30 je fais ma piqûre d’ovitrelle pour déclencher l’ovulation. Nous avons rdv à Grenoble le lundi matin. Nous prévenons nos collègues de travail de notre absence et nous nous organisons pour le voyage.
lundi 27 juillet:
nous arrivons à 8h au laboratoire, mon chéri donne son sperme pour qu’ils puissent le préparer en centrifugeuse, 11 millions de spermatozoïdes rescapés seront introduits dans mon utérus.
à 11h nous passons à la clinique récupérer la préparation qu’on doit maintenir à 37°C alors, je mets la fiole entre mes seins…même si c’est gênant de marcher dans la rue avec ça entre les seins ça aura au moins eu le mérite de nous faire rire…
11h30 nous arrivons au cabinet de mon gygy. Cette fois ça se passe à son cabinet et c’est beaucoup plus convivial. Cela nous a permis de discuter, de faire un bilan sur la première tentative…je n’ai pas eu mal comme la première fois, tout s’est bien passé…

et le gygy m’a arrêté 15 jours pour me reposer et ne prendre aucun risque.
nous somme rentrés et nous voici à devoir attendre 15 jours pour le verdict…
Lundi 10 août 2009:
ça y est c’est le jour J, je dois faire ma prise de sang mais je n’y crois pas une seconde, je ne ressens rien de plus que la dernière fois…ce n’est pas encore pour cette fois-ci.
Mon amie Delph m’accompagne ce jour-là au labo et les résultats seront disponibles en fin de matinée.
Mais c’est aussi le jour où nous partons en vacances, alors direction le sud….
14h30……..j’appelle le labo pour connaître le résultat………je suis enceinte mon taux de Béta-Hcg est à 29…..je pleure de joie……….mon corps est rempli de spasmes!!!!

voilà une première étape de franchie, reste plus qu’à ce que ce petit être veuille bien s’accrocher définitivement…
prochaine prise de sang prévue mercredi 12 août….pour confirmer la grossesse.
mercredi 12 août: taux à 71….je ne suis rassurée qu’à moitié…j’angoisse énormément vu mes antécédents…..je décide de recontrôler 2 jours après……….;
vendredi 14 août: taux à 247……youhou ça monte!!!!!
mardi 18 août: 1760…………ça monte vraiment et j’espère que cela va continuer, mais mon centre et ma gygy sont en vacances alors pas facile de programmer un rdv pour contrôler si tout va bien.
j’angoisse énormément, la peur que le cauchemar recommence me ronge de l’intérieur…j’essaie de relativiser et d’être sereine face à cette bonne nouvelle, mais pas facile tant que je n’aurai pas vu à l’écran que ce petit être va bien!
mais je sais que ça marche et ça c’est une grande source d’espoir….
lundi 24 août:
6ème semaine d’aménhorrée révolue, je me décide à faire une première photo de mon bidou
mardi 25 août:
Je retourne faire une pds, c’est plus fort que moi….résultat: 11 140……tout va bien. Je suis passée chez ma gynéco pour qu’elle me prenne rapidement pour vérifier si tout va bien. J’ai rdv le lendemain.
mercredi 26 août:
ça y est j’ai ma première échographie:

je suis à 6SA+ 2 jours et mon bébé a la forme d’un tétard et mesure 4,3mm, il est placé au bon endroit et son petit coeur clignote….quel bonheur de le voir vivre en moi!!! ça me soulage de voir qu’il va bien. Ma gygy m’assure que tout va bien et qu’il faut que j’arrête de psychotter.
vendredi 11 septembre:
j’ai rdv à Grenoble au centre de PMA pour contrôler ce début de grossesse. Je suis à 8 SA+4jours.

bébé va très bien, il a bien grandi car il mesure 21mm, pas de décollement placentaire…une grossesse parfaitement normale!!!
comme je suis heureuse, ça y est je crois fermement que cette fois c’est la bonne!!! quel bonheur!! j’en oublie presque ces 3 ans 1/2 de galère, d’attente, de déception…la patience a eu raison de ce combat!!!
Je souhaite à toutes les femmes qui désirent un enfant plus que tout, que leur GRAND rêve prenne vie!!!
dimanche 20 septembre:
je finis ma 10ème semaine et mon bidou s’arrondit à tel point que j’ai été obligée d’acheter des pantalons de grossesse.
je vous mets un texte qui n’est pas de moi mais tellement parlant pour ce genre de parcours:
“Décider d’avoir un bébé c’est comme planifier un voyage en Australie… !!!
Vous avez entendu dire que c’est un endroit magnifique.
Vous avez lu plusieurs guides de voyage à ce sujet et vous sentez que vous êtes prêts à vous y rendre.
Tous ceux que vous connaissez ont fait ce voyage par avion. Ils disent que ça peut être un vol turbulent avec des atterrissages difficiles mais vous ne pouvez vous empêcher d’espérer être bientôt du voyage.
Vous vous rendez donc à l’aéroport et demandez à l’agent de la billetterie un billet en direction l’Australie.
Partout autour de vous, des gens excités embarquent à bord de l’avion en direction de l’Australie mais il semble qu’il n’y ait pas de place pour vous. Vous devrez attendre le prochain vol. Impatients mais attendant avec hâte ce voyage merveilleux, vous attendez… attendez… et attendez… Les gens vous disent des choses bizarres comme : « ne vous inquiétez pas, vous serez sûrement sur un vol très bientôt ».
Les vols en direction de l’Australie partent et reviennent. D’autres personnes réussissent à prendre l’avion mais ils annulent leur voyage, ce qui vous fait hurler : « ce n’est pas juste !».
Après un bon moment (NDLR : plusieurs mois !), l’agent de la billetterie vous dit : « je suis désolé,
nous ne serons pas capables de vous faire partir sur un vol en direction de l’Australie, peut-être devriez-vous songer à y aller par bateau ?».
« Par bateau !!! » vous exclamez-vous. Y aller par bateau prendra beaucoup plus de temps. Vous n’aviez jamais pensé vous y rendre autrement qu’en avion. Alors vous vous en allez chez vous,vous demandant s’il ne serait peut-être pas mieux d’abandonner l’idée d’aller en Australie. Vous vous demandez si l’Australie ce sera aussi beau en y allant par la mer que par les airs.
Mais cela fait si longtemps que vous souhaitez y aller que vous décidez finalement de vous y rendre par bateau. C’est un très long voyage, plusieurs mois sur une mer houleuse. Vous vous demandez si vous verrez un jour l’Australie, tellement le voyage est ardu.
Pendant ce temps, plusieurs de vos amis sont allés en Australie, aller-retour, deux, trois fois et même plus, s’émerveillant chaque fois de leur voyage.
Finalement, un jour, votre bateau accoste en Australie. C’est plus exquis que vous ne l’aviez imaginé et la beauté y est amplifiée par tous ces longs moments passés en mer.
Vous avez rencontré des gens fantastiques pendant le voyage qui sont devenus vos amis.
Autour de vous les gens continuent à prendre des vols vers l’Australie. Ils y vont autant de fois qu’ils le désirent… Mais de votre côté vous pourrez n’y aller qu’une ou deux fois.
Vous vous demandez quelquefois comment le voyage se serait déroulé si vous aviez voyagé par avion.
Mais vous savez que la vie vous a fait apprécier l’Australie de façon très spéciale et que la beauté de l’Australie n’est pas dans la façon de vous y rendre mais l’endroit lui-même.”
que le temps file….mes mésaventures paraissent si lointaines et pourtant encore si ancrées dans ma tête et mon coeur….un parcours comme cela ne s’oublie pas!
J’ai eu une belle grossesse, trop courte à mon goût car cela faisait tellement longtemps que j’attendais, j’aurais voulu partager ce moment exclusif encore un bon moment!
Belle grossesse avec son lot de désagrément mais l’essentiel est que tout aille bien aujourd’hui…en effet j’ai eu des contractions à partir de 4 mois de grossesse (j’ai quand même été épargnée des nausées lol!) et ma fille est née avec 2 mois d’avance.
Ma grossesse via PMA a été très suivie, tous les mois pour ainsi dire…mais à la visite du 6ème mois ma gynéco me met en arrêt maladie avec repos car le col est effacé et contractions quand même importantes. Elle me dit que je n’irai certainement pas au bout de ma grossesse!!!! c’est rassurant.
visite début 8ème mois(le 1er mars), col ouvert à 2, tête de la petite engagée donc hospitalisation d’urgence pour me faire les piqûres de cortizone pour faire murir les poumons de la petite car elle peut naître maintenant à tout moment.je sors le 3 mars au soir avec pour ordre un repos absolu car il faudrait que ma puce reste au chaud au moins encore 3 semaines.
Malheureusement je ne le sens pas (instinct animal qui nous habite!) je sais que ça ne va pas durer longtemps…
dimanche 7 mars, 21h30, une envie folle me prend de faire ma valise et celle de bébé…je me dis que ça sera du stresse en moins au moment venu….et bizarrement contractions toute la nuit, espacées de 20 minutes mais largement supportables.
Une copine passe le lundi midi m’apporter à manger (et oui j’étais alitée), les contractions toujours présentes et me dit d’appeler quand même la maternité pour aller passer un contrôle….mais pour moi ce n’était pas le moment venu!
j’ai quand même appelé la maternité pour rassurer mon amie et ils m’ont dit qu’aux vues des circonstances qu’il était préférable de venir contrôler…j’appèle mon homme à son travail pour lui faire part de la situation et qu’on irait à la maternité quand il sera rentré.
pendant le trajet, les contractions se sont intensifiées mais encore très supportables….arrivée à la maternité, après contrôle mon col est dilaté à 5….trop tard pour essayer de stopper les contractions…on me transfère en salle d’accouchement, on me fait la péridurale d’urgence et 30 min après mon transfert col dilaté à 8….
résultat ma fille, Mélyne est née 2 heures après mon arrivée avec 2 mois d’avance…elle était toute pitchoune, 42cm et 2,170kg. Elle a respiré spontanément, même pas de couveuse ma petite championne et seulement 15 jours en néonat pour apprendre à s’alimenter seule….
Aujourd’hui ma fille a 14 mois, en pleine santé et nous comble mon mari et moi, de bonheur chaque jour…je mesure chaque jour la chance que j’ai eu de pouvoir enfanter et je n’ose imaginer ce qu’aurait été ma vie sans elle…je ne regrette en rien mon parcours lourd et douloureux qui me permet aujourd’hui d’apprécier pleinement ma nouvelle vie de maman!
Je souhaite à toutes les femmes en souffrance de puiser dans leurs ressources les plus profondes pour se battre encore et toujours afin de toucher du doigt leur rêve le plus profond.
Merci pour tous vos commentaires, vos messages de douleur, d’espoir, de lucidité…merci de trouver la force de continuer à vous battre….DON’T WORRY! BE HAPPY!
M.

